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Algues vertes : l’Etat doit assumer ses responsabilités

un communiqué des Verts du Finistère du 9 juin 2010

jeudi 10 juin 2010

Avec le retour de l’été et les premiers échouages d’algues vertes dans les baies de Concarneau,

Douarnenez et Lannion, la nécessité d’une lutte véritable contre les causes et les conséquences de cette pollution du littoral breton apparaît de nouveau évidente.

En effet, l’importance des tonnages déjà ramassés depuis début mai ne permet pas d’espérer une

atténuation du phénomène cette année : par exemple, 3700 tonnes ramassées en baie de Lannion début mai contre 1700 tonnes l’an passé à la même époque.

Quant aux opérations de chalutage des algues vertes menées depuis peu dans la rade de Brest et leur relargage dans le chenal de l’Elorn, financées par Brest Métropole Océane, elles sont à la fois très coûteuses et inefficaces.

Sur le plan préventif, les Verts du Finistère estiment que le « plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes » présenté le 5 février dernier n’est pas à la hauteur des enjeux. Les objectifs annoncés de plafonnement de l’azote à l’hectare ne permettront pas de réduire les taux de nitrates en deçà du seuil limite requis estimé aux alentours de 10

mg/l.

La reconversion des modes de production des élevages agricoles et une diminution drastique des apports en azote sont seuls en mesure de renverser la situation de façon pérenne. L’Etat doit donc adopter sans tarder les dispositions financières et règlementaires nécessaires pour que ces solutions pérennes puissent être mises en oeuvre.

Quand à l’aspect curatif, les Verts Finistère demandent que l’Etat assume ses responsabilités en supportant l’intégralité des dépenses liées au ramassage, au transport et au traitement des tonnes d’algues vertes, dépenses qui reposent aujourd’hui largement sur les collectivités.

C’est en effet l’Etat qui, par son inaction depuis de nombreuses années malgré les interpellations des écologistes et les condamnations des instances européennes, est responsable de cette situation.

Les Verts Finistère partagent l’exaspération de la population face à ce phénomène récurrent des marées vertes et dont la dimension sanitaire ne fait plus de doute. Ils soutiennent les 300 finistérien(ne)s et la trentaine d’associations qui ont déposé plainte au tribunal de Brest pour mise en danger de la vie d’autrui.

Marif Loussouarn,

Jean Cathala,

porte-paroles des Vert-e-s du Finistère

L’adresse originale de cet article est http://www.brest-ouvert.net/article8335.html

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